samedi 7 avril 2007

Intelligence artificielle pour robot humanoïde

Montpellier, 7 avril

Bientôt un petit robot pour passer le balai ou aider les ouvriers spécialisés à des tâches spécifiques. Ils s’appellent HOAP 3 et HRP-2, sortis tout droit de la guerre des étoiles. L’un est arrivé en juin 2006 à Toulouse et le second, à Montpellier en janvier 2007. Et tous deux portent les espoirs des chercheurs français en robotique humanoïde. En clair ces plateformes expérimentales doivent rapprocher le plus possible du corps humain.
HOAP3 (Humanoïd for Open Architecture Platform 3) a été fabriqué au Japon, et depuis son arrivé du Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier, c’est la vedette.
Son grand frère HRP-2 (Humanoïd Robotics Project 2) a été acheté par le Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS) de Toulouse.

Les différences entre les deux frères robots humanoïdes sont nombreuses, et déjà on peut dire qu’ils ne seront pas égaux. HOAP3 ne mesure que 60 centimètres de haut pour 8,8 kilos mais il est plus facile à programmer et à tester que HRP-2 (1,54 m pour 58 kg). HOAP3 représente un véritable coup d'accélérateur pour la robotique humanoïde permettant de mettre en place des structures de mouvement et de déplacement très souples.

La preuve. Lors des Journées nationales de la robotique humanoïde et devant un parterre de 80 scientifiques, HOAP3 a quitté le portique métallique où il était suspendu par les épaules pour esquisser quelques pas.
Lentement, le petit robot beige aux membres de plastique et aux articulations métalliques, a progressé sur une trajectoire presque rectiligne sur la planche de contreplaqué qui lui servait d'estrade.
Un nouvel ordre transmis par l'ordinateur et HOAP 3 s'est dressé sur un pied. Les bras en croix, il a lentement levé la jambe gauche, sans vaciller.
HOAP3 fonctionne sous Linux, une plateforme logicielle entièrement ouverte, qui doit permettre aux chercheurs d'évaluer et de valider en toute liberté leurs nouveaux développements théoriques.
Doté de deux caméras à la place des yeux qui peuvent saisir jusqu'à 30 images par seconde, d'un microphone, de 28 articulations motorisées et équipé d'accéléromètres, de gyromètres, d'un télémètre infrarouge et de capteurs de pression, HOAP3 dispose, d'un fort potentiel de mobilité. Mais ce robot bipède à morphologie humaine, qui n'a qu'un seul défaut : sa très petite taille, ce qui ne lui permet pas de réaliser toutes les tâches, dans un environnement de taille réelle.

HRP-2 (Humanoïd Robotics Project 2) a ainsi été fabriqué avec l'objectif affiché d'en faire un ouvrier mécanique susceptible d'aider les ouvriers spécialisés dans certaines de leurs tâches. Dessiné par un créateur de mangas, il est doté de deux paires de caméras (pour la vision de loin et la vision rapprochée) et de 30 moteurs. Mais ce modèle a un talent caché. Car c’est un système informatique conçu sur le modèle d'un réseau de neurones. Il est capable d'apprendre des versions simplifiées de trois langues différentes : le français, l'anglais, et le japonais. Comme le cerveau humain, le modèle n'est prédéterminé pour aucune langue particulière, et peut apprendre les trois langues avec la même facilité.
Comme le jeune enfant, le système est exposé à des scènes visuelles qui fournissent le sens et à des phrases qui les décrivent. Le modèle apprend la transformation entre une phrase et son sens et ceci dans les trois langues.

Ces travaux ouvrent donc des perspectives prometteuses dans le développement des interactions homme-robot. Récemment, un groupe de chercheurs a utilisé son modèle de réseau neuronal pour « faire parler » des robots. Dans ce but, ils ont développé un système de vision d'ordinateur qui extrait la signification de scènes visuelles et applique le traitement des constructions grammaticales à la commande de l'action dans les systèmes robotiques, notamment avec le robot humanoïde franco-japonais HRP-2.

jeudi 5 avril 2007

Un coyote s’invite au fast-food

Chicago, 5 avril

Un coyote, peut-être par l'odeur alléché, a choisi de faire sa pause déjeuner... dans un fast-food de Chicago. L'arrivée du mammifère carnivore a semé un certain effroi dans l'établissement de restauration rapide : un employé a sauté sur un comptoir et s'est mis à hurler, deux consommateurs se sont rués vers la sortie.
Plus flegmatiques, deux autres consommateurs, trouvant naturel qu'un coyote baguenaude dans un restaurant au cœur d'une mégapole, ont préféré terminer tranquillement leur sandwich au poulet avant d'être mis dehors sur injonction d'un policier.
Le coyote quant à lui, indifférent au remue-ménage qu'il avait engendré, s'est couché dans une glacière remplie de boissons gazeuses en attendant la suite.
L'animal âgé de 18 mois et pesait environ 14 kilos. C'est le troisième coyote capturé à Chicago au cours de ces deux dernières semaines. Entre 10 et 15 coyotes sont capturés chaque année dans la ville et la mairie reçoit en moyenne un appel par semaine concernant un coyote égaré. Ces animaux s'aventurent rarement au cœur de la ville, préférant vivre dans des lieux peu habités près des voies de chemin de fer ou des décharges.
Le coyote du fast-food, fin gourmet, n'a touché à aucune nourriture mise en vente dans la sandwicherie.

Le curé se prend pour Fangio

Lisbonne, 4 avril

Les fins justifient-elles tous les moyens ? Une association d'automobilistes portugaise a demandé au pape Benoît XVI de rappeler à l'ordre un curé qui cherche à attirer les jeunes vers l'Eglise grâce à sa voiture de sport et n'hésite pas à dépasser les limites de vitesse.
Le but du père Rodrigues est admirable. Il veut toucher les masses. Cependant en appuyant un peu trop sur le champignon, le curé véhicule des valeurs qui vont à l’encontre de la sécurité.
Car le père Antonio Rodrigues, 42 ans, est un Fangio en puissance. Il officie dans trois paroisses des environs de Santa Comba Dao, et se déplace en Ford Fiesta 2000 ST. Son objectif : se déplacer vite, trop vite même. Il s'est vanté dans la presse d'avoir déjà roulé à 210 km/h sans avoir été arrêté par la police.
Etrange manière d'évangéliser, « éthiquement indéfendable » pour l’association d’automobiliste, qui demande officiellement à l’église de prendre position sur les propos du prêtre dans la presse.
Le curé lui juge démesuré tout ce bruit. "Il se défend de rouler sur les routes avec le plaisir morbide de mettre en danger la sécurité des gens. "J'aime les voitures de sport, mais je conduis avec prudence", dit il.
Plusieurs de ses paroissiens ont pris sa défense. "Sa voiture est une bombe, mais Monsieur le curé est prudent et ne va pas trop vite. Bien sûr, les jeunes sont attirés par ce bolide", déclare Manuel Edmundo au journal Diario de Noticias. "Nous allons voir la voiture et nous parlons avec le curé qui a toujours du temps pour nous", explique un jeune homme âgé de 19 ans.
Les prêtres ont de plus en plus de paroisses à leur charge. La crise des vocations les oblige à cumuler les paroisses, les messes et les kilomètres. Moralité : les prêtres au Portugal ont besoin de se déplacer de façon rapide et sûre.

mercredi 4 avril 2007

Les merveilles de la nature en danger

Paris, 4 avril

Forêt amazonienne, glaciers de l'Himalaya, coraux ou tigre du Bengale, le changement climatique menace une dizaine de régions ou d'espèces considérées comme faisant partie des merveilles de la nature. L’avertissement vient du le Fonds mondial pour la nature WWF.
De 30% à 60% de la forêt amazonienne (40.000 espèces de plantes et 427 de
mammifères répertoriées) pourrait se transformer en savane. Les forêts tempérées de Valdivian au Chili et en Argentine, où pousse l'Alerce, un arbre très rare qui peut vivre pendant 3.000 ans, sont également menacées.
Le désert du Chihuahua entre les Etats-Unis et le Mexique, abritant environ
3.500 espèces de plantes (cactus, yuccas etc.) et de remarquables animaux (jaguar, mouflon canadien, buse à queue barrée, ours noir), est sur la liste.
La grande barrière de corail en Australie également car le réchauffement des océans provoque le blanchissement des coraux et leur mort progressive. Les tortues marines à écailles, familières des côtes sud-américaines et des Caraïbes, sont également dans la ligne de mire.
Dans l'Arctique, où le rythme du réchauffement est deux fois plus rapide qu'ailleurs, ce sont notamment les saumons sauvages le long des côtes de l'Alaska qui font figure de victimes potentielles.
En Asie, la menace concerne les Sundarbans, la plus grande région de forêts de mangroves du monde située entre l'Inde et le Bangladesh, où vivent plusieurs espèces rares, comme le tigre du Bengale.
En Chine, le WWF cite la partie supérieure du Yang Tsé Kiang, le plus long fleuve du monde, une des deux seules régions où vit encore le panda.
Dans l'Himalaya, où se trouve la plus grande concentration de glaciers au monde en dehors des régions polaires, la glace pourrait fondre à un rythme accéléré et provoquer de profonds bouleversements dans la région.
Enfin, le WWF s'inquiète pour les forêts des côtes orientales de l'Afrique, le long du Kenya, de la Tanzanie et du Mozambique.

Un dessin original du Petit Prince découvert au Japon

Tokyo, 4 avril

Un dessin à l'aquarelle qui montre une scène du fameux "Petit Prince", découvert récemment au Japon, est probablement un original issu de la toute première édition de l'œuvre d'Antoine de Saint-Exupery. Le dessin montre un homme d'affaires assis sur sa planète en train de compter des étoiles comme si elles lui appartenaient.
Il s'agit probablement d'une page manquante du livre, publié pour la première fois en 1943 aux Etats-Unis, selon des experts. La page numérotée, ainsi que quelques tâches de cigarette ou de café, correspondent à l'édition originale du "Petit Prince" de 1943, actuellement conservée dans une bibliothèque à New York. L'aquarelle porte également la signature de l'auteur.
L’histoire de ce dessin commence il y a 13ans. Minoru Shibuya, un conservateur de musée, a acheté le dessin en 1994 lors d'une foire de livres d'occasion dans la banlieue de Tokyo. Il croyait au départ qu'il s'agissait d'un simple brouillon. En fait il s’agissait d’un bien extrêmement précieux et il ne s'est aperçu de sa valeur véritable qu'en février dernier.
Comment le dessin de Saint-Exupéry a pu arriver au Japon : mystère. Mais Saint-Exupéry dessinait tout le temps et partout, et c'est probablement pourquoi ses dessins sont éparpillés dans le monde entier.
L'écrivain français et son "Petit Prince" sont très célèbres au Japon, où un beau musée leur est consacré dans la région de Hakone au centre du pays, au pied du Mont Fuji.
Le prix payé pour cette œuvre est estimé à 1,2 million de yens (environ 7.500 euros).

Rester dans le vent pour bien vieillir

Washington, 4 avril

Les centenaires américains sont dans le coup. Ils regardent MTV, certains sont allés sur internet et savent ce qu'est un iPod tandis que presque tous sont allés au "McDo".
Cette enquête menée auprès des centenaires américains montre qu'il faut donc savoir rester dans le vent pour bien vieillir. Bien évidemment elle n’a aucune valeur scientifique et a été réalisée auprès d'un échantillon d'une centaine de centenaires particulièrement alertes puisqu'ils devaient répondre au téléphone.
Donc les informations obtenues sont un instantané et des anecdotes précieuses sur ce qui aide à vieillir heureux, indépendant et en bonne santé. 70% de ces vaillants centenaires américains vivent encore chez eux. Comme pour le reste de la population, la télévision est leur première source d'informations (68%) mais ils lisent encore les journaux (40%). La radio qui, il y a 50 ans, était un média privilégié (45%) n'est plus écoutée pour les informations que par 10% d'entre eux.
Participant aux activités "contemporaines", plus de 7 centenaires sur 10 ont mangé dans des fast-food (72%), trois sur dix regardent les shows de télé-réalité (31%) et les clips-videos sur MTV (27%). Un centenaire sur quatre (24%) s'est acheté des CD tandis que 15% ont déjà joué à des jeux video, 6% sont allés sur l'internet et 4% ont écouté des chansons sur un iPod. Qu’est ce que cela montre ? Probablement que les centenaires sont au courant des tendances. Qu'ils utilisent ou pas les outils modernes, ils savent que cela existe. La musique classique (16%), le jazz des big bands (15%) et le gospel (15%) sont leurs musiques préférées. Les goûts pour les artistes sont très variés, les crooners Bing Crosby et Frank Sinatra remportant chacun 8% et 7% des suffrages mais Johnny Cash, Michael Jackson ou même les Dixie Chicks sont également cités. Le plus beau jour de leur vie est d'abord celui de leur mariage (28%) mais pour 13% d'entre eux c'est aussi celui de leur 100e anniversaire. S'il n'avait qu'un désir concernant leur santé, plus d'un sur trois (34%) aimerait avoir une meilleure mémoire, un souhait qui passe avant la diminution des douleurs (27%).


Le rêve a un prix

Paris, 4 avril

Maisons de rêve dans des destinations exotiques aux quatre coins du monde, mais pas à n’importe quel prix. Rien n’empêche de rêver !
Aux Seychelles, Eden Island propose sur une île de plus de 40 hectares créée sur des récifs coralliens, un village de 484 appartements et villas avec un ponton par propriétaire et une circulation réservée aux voitures de golf électrique. Les prix vont de 220.000 à 660.000 euros.
Sur les îles Saint Kitts et Nevis, un paradis fiscal, Baystone Estates propose 16 maisons d'exception, formatées au standard américain avec vue sur
le Pacifique et sur la mer des Caraïbes. Avec 500 à 700 m2 de surfaces sur des terrains entre 3 et 7.000 m2, les maisons se vendent entre 2 et 3 millions d'euros, quatre sont déjà acquises.
A Marrakech, très prisé de la clientèle française, les Jardins de la Palmeraie proposent une oasis de détente aux pieds des sommets de l'Atlas. Son promoteur, Berrada, met en vente des appartements et des villas au cœur d'une palmeraie de 35 hectares et proche du golf. Les villas de 520 m2 sont commercialisées à 770.000 euros, mais il y a aussi des appartements, à partir de 176.000 euros pour 86 m2. La moitié du programme est déjà vendue.
A Miami en Floride, une tour de 40 étages, Regalia, veut rivaliser avec les constructions du Golfe. Chaque appartement occupe un étage sur 500 m2 d'habitation et 200 m2 de terrasse. Mais on peut acheter deux ou plusieurs étages et construire sa piscine.
Mais il y a aussi du très haut de gamme en France. Une agence immobilière spécialisée dans les biens avec espaces extérieurs, propose un atelier dans le quartier du Trocadéro à Paris, 130 m2 habitables plus 80 m2 de terrasse avec une vue imprenable sur la Tour Eiffel, pour 1,6 million d'euros. Ainsi qu'une "maison d'architecte" à Boulogne de 120 m2 avec jardin paysagé, piscine et spa pour 1,5 million.
De son côté, France Châteaux propose un château du XIIe siècle en Haute-Vienne pour 26 millions d'euros, ou plus raisonnable et sans doute plus habitable, un manoir au bord de l'eau en Ille-et-Vilaine pour 776.000 euros.

Un Britannique sur deux lit les SMS de son partenaire

Londres, 4 avril

Les Britanniques espionnent leurs partenaires. 53% d'entre eux reconnaissant lire en cachette les SMS de l'être aimé pour s'assurer de sa fidélité, selon une étude extrêmement sérieuse en vue de l'exposition sur la Science de l'espionnage, actuellement présentée au Musée des Sciences de Londres.
L'inspection des textos apparaît comme la méthode de surveillance privilégiée par les couples d'outre-manche. Elle s'avère même monnaie courante chez les 25-34 ans, 77% d'entre eux étant déjà passés à l'acte. 42% des Britanniques lisent aussi les courriels de leurs partenaires, selon cette enquête.
Beaucoup moins classe et moins sophistiquée, la fouille des vêtements reste un classique pratiqué par 39% des Britanniques, essentiellement des femmes. Les hommes ont de leur côté plus facilement tendance à scruter l'agenda de leur partenaire (32%).
Conclusion : les hommes et les femmes sont aussi suspicieux l'un envers l'autre, mais ils ont chacun leurs méthodes pour confondre leur partenaire infidèle.

dimanche 1 avril 2007

Journaux et livres sans fil et sans papier

Washington, 1 avril

Lire un journal papier : une attitude de plus en plus rare à cause de la version numérique des journaux traditionnels. Le paysage médiatique de la prochaine génération aura l'image pour langage dominant et le numérique pour oxygène. Cette prédiction d’expert s’appuie sur les tendances du moment. Des réseaux numériques à large bande qui se répandent, comme les réseaux mobiles.
Evolution déjà engagée, podcasts ou messages vidéo, sites d'informations, blogs et livres seront accessibles sans fil, en haut débit et à l'échelle planétaire via des téléphones-téléviseurs-baladeurs ou sur écran. Déjà les nouvelles habitudes de lectorat montrent que 43% des Américains se tournent vers l'internet pour leurs nouvelles tandis que 17% lisent d'abord un journal national, selon une étude récente du centre de recherche Pew.
Les terminaux miniatures vont se multiplier. L'évolution technologique laisse déjà entrevoir que "tout peut converger sur un seul outil qui fait téléphone, caméra vidéo, GPS, lecteur de musique et communicateur personnel.
La vidéo va devenir le langage dominant, téléchargeable sur demande via l'internet et les réseaux mobiles. Dans ce contexte, l'avenir des journaux imprimés est incertain. En 2006, les rédactions américaines ont supprimé 18.000 emplois.
A la dernière conférence "We media" à Miami, certains experts ont prédit le développement d'un portefeuille électronique flexible et pliable, léger et peu épais, qui servirait à lire les journaux.
Avec cette fragmentation des sources d'informations et de l'audience, l'économie des médias va être davantage ébranlée. Les ressources publicitaires de l'internet sont loin de remplacer celle de la presse traditionnelle.

La télé classique bientôt à la poubelle

New York, 1 avril

Une avalanche d'images à la demande, films, émissions ou clips, alliant télévision et internet et disponibles d'un clic sur toutes sortes d'écrans, du home cinéma au téléphone portable, vont bientôt reléguer au rang des vieilleries la bonne vieille télévision classique.
Internet et ses innombrables films ou émissions à télécharger seront visibles, avec une très bonne qualité, sur une télévision: c'est ce que permettent déjà des décodeurs comme l'Apple TV, lancé le 21 mars par le groupe Apple, ou le décodeur-enregistreur du groupe TiVo, allié au site Amazon.com.
La technologie n'est pas encore parfaite (une heure pour récupérer un film de l'internet sur TiVo). Autre point faible, Amazon et iTunes n'offrent les films que des quelques studios de cinéma qui ont accepté de collaborer avec eux.
Or chaque appareil est lié à un seul site, TiVo avec Amazon, Apple avec iTunes. L'intérêt de ces premières offres reste donc limité.

Reste que la technologie est là, prête à accueillir les développements de l'offre. C'est ce que devrait permettre par exemple, vers mi-2007, le boîtier SlingCatcher annoncé par le groupe Sling Media. Il transmettra sur une télévision tout le contenu vidéo du web ou d'un ordinateur, sans se limiter à des médias partenaires, avec tous les litiges sur les droits d'auteur que cela laisse prévoir.
La Slingbox du même groupe, lancée dès 2005, permet l'inverse et se branche sur la télévision pour envoyer par l'internet tous les programmes sur n'importe quel ordinateur dans le monde. Votre télé vous suit partout.
Ces passerelles préfigurent une consommation d'images révolutionnaire: des catalogues entiers de studios hollywoodiens ou d'émissions télés disponibles sur un téléviseur ou téléphone portable, mais aussi les vidéos créées par les internautes, tournées avec un téléphone portable.
Déjà, les téléspectateurs américains peuvent regarder la télé différemment: par exemple sur leur téléphone portable, grâce à de nouveaux services comme VCast, que vient de lancer l'opérateur téléphonique américain Verizon, où il est possible de zapper les chaînes avec son clavier, comme une télécommande.
Sur une télévision classique ou haute définition, ils peuvent regarder pour moins de 4 dollars (3 euros) des centaines de films récents, chargés en quelques secondes, comme le propose Time Warner Cable.
Les décodeurs-enregistreurs non seulement enregistrent et stockent des dizaines de programmes mais aussi, en permanence, la chaîne que le téléspectateur regarde, ce qui permet de revenir en arrière sur une émission en cours, ou de la regarder en différé.
Les sites qui vendent films et vidéos sur l'internet se multiplient, du distributeur Wal-Mart aux grands groupes de télévisions ou cinéma. Même les salles de cinéma, par liaison internet, envisagent d'offrir des films à la demande.