dimanche 13 mai 2007

Un télescope pour voir la naissance de l'univers

Washington, 13 mai

Ce sera le plus grand télescope jamais déployé dans l'espace. Son miroir principal est énorme. Il est composé de 18 segments de forme hexagonale d'un diamètre total de 6,5 mètres. Près de trois fois celui d'Hubble. La Nasa a présenté cette maquette grandeur nature du futur télescope spatial James Webb devant succéder à Hubble en 2013. Objectif : remonter à la naissance de l'univers et découvrir des planètes et une possible vie dans d'autres systèmes solaires.
Le James Webb Space Telescope, du nom d'un ex-patron de la Nasa, explorera tous les champs de l'astronomie et toutes les périodes de notre histoire des premières lumières après le Big Bang à la formation de galaxies et de systèmes solaires capables d'abriter la vie sur des planètes.
Le télescope, qui recoure à dix nouvelles technologies, sera doté de quatre instruments scientifiques d'une précision extrême, dont une caméra infrarouge et un spectromètre maintenu à une température très basse pour assurer un fonctionnement optimum. Il devrait fonctionner pendant dix ans.
Il sera également protégé de la chaleur du soleil par plusieurs parasols géants d'une superficie équivalente à celle d'un terrain de tennis.
Hubble, le premier télescope spatial lancé il y a 17 ans et qui a totalement révolutionné l'astronomie, est capable de voir jusqu'à un milliard d'années après le Big Bang qui a marqué la création de l'univers il y a environ 14 milliards d'années,.
Ce télescope d’un nouveau genre pourra capter six fois plus de lumière qu'Hubble, et pénétrera dans cette période sombre de l'histoire de l'univers, remontant quasiment jusqu'à sa naissance. Le coût total du télescope est estimé à 4,5 milliards de dollars et inclut le lancement et son fonctionnement. Hubble a coûté jusqu'à présent quelque 8 milliards de dollars.

Google veut protéger les internautes des virus

Bruxelles 13 mai

Une page sur dix des sites internet est contaminée par des logiciels malveillants, révèle une enquête du moteur de recherche Google, qui envisage de prévenir à l'avenir les utilisateurs d'ordinateurs du danger qu'ils courent.
"Le firewall est mort", affirme le spécialiste en sécurité de Google Niels Provos, dans l'édition de cette semaine du magazine britannique 'New Scientist'. Les criminels informatiques ont selon lui trouvé de nouvelles manières de diffuser des virus qui tentent de s'emparer des données échangées lors des paiements en ligne. Auparavant, les virus étaient diffusés par le biais d'attachements ou par des "vers" informatiques. Tout ordinateur est désormais protégé par un programme antivirus et par un pare-feu.
Maintenant, les personnes mal intentionnées ont trouvé d'autres façons de répandre des virus nuisibles, en utilisant de plus en plus des sites web "complètement innocents". Les employés de Google ont étudié 4,5 millions de pages sur internet générées par leur moteur de recherche. Ils en ont conclu que 450.000 d'entre elles représentaient un véritable danger pour les visiteurs. 700.000 autres ont été considérées comme "douteuses" car elles contenaient des éléments "malsains". Pour mieux protéger les internautes contre ces "malwares", Google souhaite à l'avenir placer un label à côté des sites potentiellement dangereux lors de l'affichage des résultats d'une recherche.

vendredi 11 mai 2007

Le fondateur d'Endemol se lance dans la série B

Londres, 11 mai

Le fondateur d'Endemol, John de Mol, compte faire ressortir Dracula et Frankenstein de leur tombe en relançant la maison de production britannique Hammer, berceau du cinéma d'épouvante populaire des années 50 et 60.
Un consortium emmené par la société néerlandaise Cyrte Investments, dont le créateur de Big Brother est le principal financier, a racheté la société, surnommée la maison des horreurs en Grande-Bretagne.
Le nouveau groupe a été doté d'un capital initial de 50 millions de dollars, voué à être augmenté rapidement pour investir dans la production de nouveaux films. La transaction inclut un catalogue de 295 titres, dont les classiques du genre, comme la série des Dracula de Christopher Lee ou des Frankenstein de Peter Cushing, et des œuvres fondatrices de la série B telles Le Redoutable homme des neiges (1957) ou La Momie (1959). Les origines de la Hammer remontent aux années 30, mais le studio a rayonné mondialement entre 1955 et 1965 en mettant en scène les plus grands monstres de l'histoire du cinéma, du Docteur Jekyll au Fantôme de l'Opéra en passant par les loups-garous, zombies et autres morts-vivants.
En 1970, le manque de moyens et le renouvellement du genre à Hollywood, où triomphent L'Exorciste et Massacre à la Tronçonneuse, amorcent le déclin. La société se tourne alors vers la télévision, où elle produit des séries jusqu'en 1986, avant de cesser toute production. Tournés souvent en trois semaines dans de vieilles demeures anglaises, sans répétition et avec de petits budgets, les films de la Hammer fleurent bon la littérature gothique et le kitsch victorien. Mais la direction du nouveau groupe, compte retrouver la gloire passée de la maison de production britannique en employant les technologies les plus modernes pour revisiter son héritage. Reste à savoir si les fans de "La Marque ou Terre contre Satellite" (1957), "Raspoutine le Moine Fou" (1966) et "Les Sept Vampires d'Or" (1973) y trouveront leur compte.

jeudi 10 mai 2007

Les chantiers navals victimes de l'effet Nokia

Helsinki, 10 avril

La Finlande a le vague à l’âme. Ce pays qui a misé dans les années 1990 sur les nouvelles technologies pour remplacer les industries qu'elle croyait condamnées, manque aujourd'hui de bras qualifiés pour faire face au boom de la construction navale dopée par la vogue des bateaux de croisière.
Car le marché des paquebots en Europe est juteux et la Finlande se place à la deuxième place derrière l’Italie. Les chantiers navals finlandais Aker Yards Finland s'est engagé à livrer 22 paquebots et ferries d'ici 2011. Et pour honorer leur plan de charge, ils devront recruter 8.000 personnes d'ici 2010.
La croissance du marché de la croisière, de 8% à 9% par an depuis 2004 est si forte à l'heure actuelle que les chantiers navals finlandais ne peuvent pas se permettre de perdre leur position.
Et l'annonce de la commande d'un second paquebot de la classe Genesis, les plus gros au monde, par l'armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), a encore accentué la pression. Car si les candidats à l'emploi ne manquent pas dans un pays qui affiche plus de 7% de chômage, leur qualification ne correspond pas aux postes proposés par les chantiers.
Cette inadéquation est due au fait que les technologies de l'information ont attiré les jeunes par centaines. Les métiers de la métallurgie étaient considérés comme pénibles et ingrats. Ainsi dès le début des années 1990, Nokia, aujourd'hui numéro un mondial des téléphones portables, ainsi qu'une myriade de start-up gravitant autour de lui, attirent des milliers de jeunes.
Les écoles n'ont pas eu la bonne stratégie, orientant les étudiants vers ces nouveaux secteurs d'activité au détriment de l'industrie.
Pour parer au plus pressé, Aker a lancé une campagne nationale de recrutement.
La solution pourrait passer, à court terme, par les travailleurs étrangers.

Une nouvelle relique informatique

Washington, 10 mai

Le Musée de l'histoire américaine à Washington a enrichi cette semaine d'un nouvel objet sa collection de reliques informatiques, constituée jusqu'ici des premiers PC d'IBM et d'Apple Macintosh créés il y a à peine plus de vingt ans.
Michael Dell, 42 ans, pdg et fondateur du groupe du même nom, qui a lancé sa société avec 1.000 dollars en poche en assemblant des micro-ordinateurs à l'université, a remis au musée un "PC's Limited" de 1985, du nom de sa première société.
Dell Inc. est aujourd'hui le deuxième groupe mondial de micro-ordinateurs.
Le Dell vieux de 22 ans rejoindra dans la collection du National Museum of American History un PC IBM de la première génération, un des premiers Apple Macintosh, lancé en 1984 avec son mini-écran, et un ordinateur Altair. Ce dernier, pour lequel Bill Gates et son compère Paul Allen ont conçu le langage BASIC, était considéré en 1975 comme le précurseur des micro-ordinateurs.
Le PC Dell de 1985, de couleur marron clair, a été récupéré auprès d'un couple de Caroline du Nord, qui l'avait remisé au grenier, en échange d'un nouvel ordinateur Dell. L'objet figure dans l'exposition "Treasures of American History" (Trésors de l'histoire américaine), présentée au Musée de l'Air et de l'espace car le Musée de l'histoire américaine est actuellement en rénovation.

mercredi 9 mai 2007

Les Français partagent toujours le dîner, pas les tâches ménagères

Paris, 9 mai

Loin du plateau-télé et du fast-food, les Français restent fidèles au dîner traditionnel, dont l'heure et les modalités varient selon les classes sociales, mais avec une constante : les femmes sont encore le plus souvent aux fourneaux.
Contrairement au discours alarmiste qui annonce la fin du repas traditionnel au profit du grignotage, les Français n'ont pas changé leurs habitudes alimentaires. La ritualisation des repas, sa synchronisation dans le temps, 12h30 pour le déjeuner et autour de 20h00 pour le dîner, distinguent la France du reste de l'Europe ou des Etats-Unis où le repas conçu comme un moment partagé par l'ensemble de la famille a quasiment disparu dès la fin des années 1970.
Le dîner reste un des derniers refuges de la sociabilité familiale, une étape obligée dans l'emploi du temps quotidien des Français. Cette spécificité française du rituel du repas, qui devrait perdurer, a une conséquence directe sur la santé. Les Français, et en particulier les Françaises, ont la corpulence moyenne la plus faible d'Europe, et c'est vraisemblablement grâce au caractère réglé de leur alimentation, qui joue aussi sur le faible taux de maladies coronariennes. La télévision tient une place prépondérante dans les habitudes alimentaires et impose ses horaires, avec notamment le journal de 20h00 souvent regardé à table. Elle contribue à synchroniser les repas, près des trois-quarts des Français déclarant manger tous les soirs à la même heure. Le modèle traditionnel a la vie dure : les femmes aux tâches ménagères (cuisine, linge, ménage), les hommes devant la télé, en début de soirée. Tout le monde se retrouve à table, mais un grand nombre de femmes alternent ensuite tâches ménagères et télévision, constate le sociologue.

Sarkozy victime d'un gag téléphonique

Montréal, 9 mai

Le président élu français, Nicolas Sarkozy, a été la cible d'un canular téléphonique d'humoristes québécois, mais il a raccroché au bout de trois minutes, après avoir été invité à un "dîner de cons" au Canada.
Les "Justiciers masqués", qui avaient piégé le président Jacques Chirac en janvier 2006 en se faisant passer pour le Premier ministre canadien Stephen Harper, se targuent d'avoir réédité leur coup avec son successeur.
Nicolas Sarkozy a été joint dimanche soir, peu de temps après son élection. Dans cet enregistrement que vous pouvez écouter sur www.justiciers.tv, l'un des humoristes se faisant passer pour Stephen Harper, s'adresse avec un accent nettement exagéré à Nicolas Sarkozy qu'il appelle "M. Sarkovny" et lui demande "comment ça va".
"Ça va très bien et les choses se sont plutôt bien passées", lui répond Nicolas Sarkozy. "C'est vraiment sympa. Vous savez que je suis un grand ami du Canada et que j'aiderai le Canada et que nous avons des relations avec le Canada excellentes", ajoute-t-il en réponse aux félicitations du faux Harper.
Invité à venir manger une "poutine", un plat populaire québécois, Sarkozy dit ensuite qu'il sera "très heureux de venir au Canada", où il a "beaucoup d'amis".
"Puisque vous portez à droite, que je porte à droite et que le président George W. Bush porte à droite, je propose de l'inviter à manger au Canada en même temps que vous", lance alors l'humoriste avant d'ajouter: "Depuis le temps que je rêve d'organiser un dîner de cons".
On entend alors "non, mais attendez" et la communication est coupée.
Un peu plus tôt, le faux Harper dit à M. Sarkozy que le Canada connaît aussi des problèmes de banlieue. "Je parlerai de ça avec vous quand vous le souhaiterez", lui répond ce dernier.
Avant de parler à Nicolas Sarkozy, les deux humoristes, Marc-Antoine Audette et Sébastien Trudel, se sont présentés comme des collaborateurs du Premier ministre canadien, disant s'appeler Willy Waller (un nom rendu populaire au Québec par les sketches comiques des "têtes à claques") et Tim Horton (le nom d'une chaîne de restauration rapide).

mardi 8 mai 2007

La mouche de Sarko

Paris, 8 mai

Nicolas Sarkozy, ancien candidat UMP à l'élection présidentielle et élu depuis, s'est plaint auprès de Plantu de la façon dont le caricaturiste du Monde le dessinait.
Nicolas Sarkozy regrettait notamment le fait d'avoir une petite mouche dessinée au-dessus de sa tête, un élément qui agrémente également les représentations par Plantu du leader du FN Jean-Marie Le Pen. Pour la petite histoire, un motard en tenue avait remis une lettre à en-tête du ministère de l'Intérieur à Plantu. Dans cette lettre, Nicolas Sarkozy écrivait: "je n'ai pas manqué de remarquer un détail qui agrémente ma présence sur votre dessin (...): une mouche (....). Je sais qu'elles accompagnent généralement les représentations de Jean-Marie Le Pen (...). J'ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement, tant je considère avoir, tout au long de ma vie politique, combattu les idées de l'extrême droite : le racisme, l'intolérance, l'antisémitisme"... Il proposait un entretien pour dissiper "le malentendu". Pour réponse dans le Monde, le lendemain, Plantu a dessiné trois mouches.
Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy on a indiqué ne pas être au courant de cette démarche. Aujourd’hui Nicolas Sarkozy élu président est en ballade sur un yacht au large, dans les eaux de la Méditerranée entre Malte et la Sicile. Et dans le Monde de ce matin, Nicolas Sarkozy a une petite mouche qui lui tourne autour, et une souris avec un filet qui tente de l’attraper. La question est posée : Plantu va-t-il lâcher prise ?
Sur le plateau de RTL Belgique Plantu s'explique : "A chaque fois que je dessine des petites mouches au dessus de lui, il écrit, il téléphone, il va voir les rédacteurs en chef. Il est un petit peu perturbant pour essayer de se concentrer pour penser librement.. il m'avait déjà écrit il y a plus d'un an déjà, mais là depuis trois mois comme Le Pen, c'est coups de téléphone et pressions... Il fait peur aux médias."

Des prières dans les programmes télé

Téhéran, 8 mai

Des scènes de prière dans les programmes de fiction et de divertissement en Iran. Cet ordre vient du directeur de la télévision d'Etat iranienne qui demande que ces programmes comportent des scènes de prière, sous peine de se voir interdire de diffusion. Le directeur, Ezatollah Zarghami, est un conservateur nommé par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei. Pour lui, les scènes de prière ne devraient pas être réservées qu’aux personnages positifs et premiers rôles, aux personnes âgées et à celles qui se comportent bien. Un suspect de meurtre doit également être montré en train de prier.
Enfin, les programmes pour enfants doivent aussi s'efforcer d'enseigner le rituel de la prière musulmane.
Toutes les chaînes de télévision et de radio iraniennes sont contrôlées par l'Etat.
Bien que conservatrice dans son ensemble, la radio-télévision a bénéficié d'un certain relâchement dans sa programmation depuis la nomination de Zarghami il y a deux ans. Les autorités ont cherché à concurrencer les chaînes de télévision par satellite émettant depuis l'étranger, en programmant des films américains, dont certaines scènes sont censurées, et en lançant des talk-show avec des politiciens et artistes.
La religion reste néanmoins très présente. Les programmes sont interrompus par les appels à la prière, les présentateurs des informations commencent leur journal en invoquant Dieu et on diffuse régulièrement des lectures du coran.

L'île Sarkozy en sursis

Paris, 8 mai

Le bloggeur Loïc Le Meur (un des conseillers internet de Nicolas Sarkozy) qui a créé une "île Sarkozy" dans le monde virtuel de Second Life lors de la campagne présidentielle, s'interroge sur le devenir de cet espace militant après la victoire du candidat de l'UMP. Des discussions avec les animateurs bénévoles vont dorénavant s’ouvrir à propos de l'avenir de l'île.
Le bloggeur militant a acheté à titre personnel en février une région sur laquelle il a créé notamment une "île Sarkozy" qu'il prête aux supporters du président de l'UMP. Dimanche soir, la fête était de mise sur l'île. Au programme, feu d'artifice virtuel et ambiance boîte de nuit. De façon "fair play", un partisan de Ségolène Royal, représentant du comité local de Désirs d'Avenir sur Second Life, est venu féliciter les résidents de l'île Sarkozy. Mais il y a eu aussi quelques manifestations hostiles, qui ont vite disparu.
Concernant l'avenir de l'île, il y a trois options. Soit l'UMP la récupère. Soit ses résidents bénévoles continuent à l'animer, à la modérer et à la surveiller. Soit l’UMP estime que cela a moins d'intérêt maintenant que la campagne est terminée et la ferme en accord avec les résidents. Second Life, développé par la société californienne Linden Lab, est un univers virtuel en trois dimensions (secondlife.com). Pour y accéder, il faut créer un avatar ou personnage virtuel.