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lundi 18 juin 2007

Le Kenya invente le recyclage intelligent

Nairobi, 18 juin

Fatigué de subir les séries télé à l'eau de rose regardées par sa femme, un Kényan spécialisé dans le recyclage des ordinateurs a mis fin à son calvaire en utilisant de vieux appareils pour assembler sa propre télévision, écologique de surcroît.
Norman Mutunga, la trentaine a transformé des ordinateurs dépassés en écran télé et s'est ainsi doté à la maison d'un second poste de télévision fonctionnant avec des piles ou à l'énergie solaire.
Après une petite démonstration, de nombreux Kényans sceptiques ont été séduits. L'image de l'écran est de très bonne qualité et le prix imbattable: un téléviseur recyclé coûte environ 55 euros, soit moitié moins cher qu'un écran neuf dans un pays où les deux-tiers de la population vit avec moins de un dollar par jour.
Cet appareil peut aussi être connecté à un lecteur DVD ou à une console de jeu. Norman Mutunga s'est lancé en 2006 dans ce projet avec l'organisation non gouvernementale « Des Ordinateurs pour les écoles au Kenya (CFSK) », et réhabilite de vieux ordinateurs depuis 2002. Un ordinateur tout neuf deviendra un jour un déchet électronique, il fallait donc trouver des moyens écologiques pour résoudre l’appétit technologique des Kényan.
Chaque année, entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets électroniques, qui peuvent contenir du mercure ou du plomb et contaminer l'environnement, sont produits dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement. Cent soixante-dix pays ont ratifié la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination, un texte entré en vigueur en 1992. Mais de nombreux déchets électroniques concernés par cette convention continuent à traverser les frontières.
La plupart atterrissent en Afrique sous forme de dons à des organisations.

mercredi 9 mai 2007

Les Français partagent toujours le dîner, pas les tâches ménagères

Paris, 9 mai

Loin du plateau-télé et du fast-food, les Français restent fidèles au dîner traditionnel, dont l'heure et les modalités varient selon les classes sociales, mais avec une constante : les femmes sont encore le plus souvent aux fourneaux.
Contrairement au discours alarmiste qui annonce la fin du repas traditionnel au profit du grignotage, les Français n'ont pas changé leurs habitudes alimentaires. La ritualisation des repas, sa synchronisation dans le temps, 12h30 pour le déjeuner et autour de 20h00 pour le dîner, distinguent la France du reste de l'Europe ou des Etats-Unis où le repas conçu comme un moment partagé par l'ensemble de la famille a quasiment disparu dès la fin des années 1970.
Le dîner reste un des derniers refuges de la sociabilité familiale, une étape obligée dans l'emploi du temps quotidien des Français. Cette spécificité française du rituel du repas, qui devrait perdurer, a une conséquence directe sur la santé. Les Français, et en particulier les Françaises, ont la corpulence moyenne la plus faible d'Europe, et c'est vraisemblablement grâce au caractère réglé de leur alimentation, qui joue aussi sur le faible taux de maladies coronariennes. La télévision tient une place prépondérante dans les habitudes alimentaires et impose ses horaires, avec notamment le journal de 20h00 souvent regardé à table. Elle contribue à synchroniser les repas, près des trois-quarts des Français déclarant manger tous les soirs à la même heure. Le modèle traditionnel a la vie dure : les femmes aux tâches ménagères (cuisine, linge, ménage), les hommes devant la télé, en début de soirée. Tout le monde se retrouve à table, mais un grand nombre de femmes alternent ensuite tâches ménagères et télévision, constate le sociologue.

mardi 8 mai 2007

Des prières dans les programmes télé

Téhéran, 8 mai

Des scènes de prière dans les programmes de fiction et de divertissement en Iran. Cet ordre vient du directeur de la télévision d'Etat iranienne qui demande que ces programmes comportent des scènes de prière, sous peine de se voir interdire de diffusion. Le directeur, Ezatollah Zarghami, est un conservateur nommé par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei. Pour lui, les scènes de prière ne devraient pas être réservées qu’aux personnages positifs et premiers rôles, aux personnes âgées et à celles qui se comportent bien. Un suspect de meurtre doit également être montré en train de prier.
Enfin, les programmes pour enfants doivent aussi s'efforcer d'enseigner le rituel de la prière musulmane.
Toutes les chaînes de télévision et de radio iraniennes sont contrôlées par l'Etat.
Bien que conservatrice dans son ensemble, la radio-télévision a bénéficié d'un certain relâchement dans sa programmation depuis la nomination de Zarghami il y a deux ans. Les autorités ont cherché à concurrencer les chaînes de télévision par satellite émettant depuis l'étranger, en programmant des films américains, dont certaines scènes sont censurées, et en lançant des talk-show avec des politiciens et artistes.
La religion reste néanmoins très présente. Les programmes sont interrompus par les appels à la prière, les présentateurs des informations commencent leur journal en invoquant Dieu et on diffuse régulièrement des lectures du coran.

lundi 7 mai 2007

10 millions $ pour la Dodge de "Shérif, fais-moi peur"

Los Angeles, 7 mai

La voiture du feuilleton télévisé américain "Shérif, fais-moi peur" a atteint près de 10 millions de dollars aux enchères sur l'internet, frôlant un record pour un véhicule dans ce type de vente, selon la page de l'article sur le site eBay.com.
L'automobile, une Dodge Charger 1969, était proposée par l'acteur John Schneider, l'un des acteurs de "Shérif, fais-moi peur". Elle a atteint 9,9 millions de dollars. Intitulée "The Dukes of Hazzard" en version originale, cette série comique très populaire aux Etats-Unis a été montrée de 1979 à 1985 et rediffusée à de multiples reprises. Elle narre les aventures de deux frères justiciers, Luke et Bo Duke, qui passent leur temps à combattre les méchants en échappant au shérif local Roscoe P. Coltrane, prétexte à de multiples cascades sur fond de musique country. Le personnage principal du feuilleton est toutefois le "General Lee", la Dodge orange décorée d'un drapeau sudiste peint sur le toit. Transformé par les soins de John Schneider, l'exemplaire vendu, vu dans la série, abrite un moteur de 8,3 litres de cylindrée développant 725 chevaux et n'a que 16.000 km au compteur. Selon le site internet CNNMoney.com, le record de prix pour une voiture vendue aux enchères est détenu depuis 20 ans par une Bugatti de 1931 (11 millions de dollars) chez Christie's. La Dodge Charger est l'une des voitures emblématiques de l'époque des "Muscle cars", ces automobiles américaines très puissantes dont le choc pétrolier de 1973 avait sonné le glas. Ce modèle était aussi celui des méchants lors de la fameuse course-poursuite de "Bullitt" avec Steve McQueen.