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mardi 27 février 2007

Un livre sur Dracula sauve un historien US de la prison

Bucarest, 27 février

Un historien américain, Kurt Treptow, condamné à sept ans de prison en Roumanie pour pédophilie, est mis en liberté aujourd’hui, deux ans avant terme, grâce à un livre sur Dracula écrit durant sa détention.
Cet historien de 44 ans, a bénéficié d'un article du code pénal roumain selon lequel la peine d'un détenu auteur d'un ouvrage scientifique peut être réduite d'un tiers. Selon son avocat, l'historien a notamment écrit un livre de 400 pages intitulé "La vie de Vlad Dracul", le personnage historique du 15ème siècle ayant inspiré la légende du vampire Dracula.
L'Américain, qui dirigeait au moment de son arrestation une fondation culturelle à Iasi (nord-est), avait été condamné en 2002 par un tribunal local à 7 ans de prison pour "relations sexuelles avec des mineurs, corruption de mineurs et perversions sexuelles". Le Parquet avait également saisi lors d'une perquisition à son domicile des dizaines de cassettes vidéo, disquettes, CD et photos à caractère pornographique. Kurt Treptow avait reconnu ces faits mais demandé "clémence" à la justice, affirmant avoir "contribué à l'invitation de la Roumanie au sein de l'Otan" par ses livres sur l'histoire de ce pays.

dimanche 18 février 2007

Un morceau d’histoire à vendre

Los Angeles, 18 février

Une fenêtre présentée comme celle depuis laquelle Lee Harvey Oswald a tiré sur le président John Fitzgerald Kennedy en 1963 à Dallas a été vendue aux enchères sur l'internet pour plus de trois millions de dollars, d'après le site internet eBay.
Au terme de 188 enchères, c'est un internaute situé aux Pays-Bas qui a remporté l'objet pour exactement 3.001.501 dollars, selon la page du site marchand californien disponible en ligne à la fin de la vente.
La description de l'objet affirme que cette fenêtre à guillotine était installée au sixième étage d'un bâtiment de Dallas (Texas, sud) d'où les coups de feu mortels sur le président Kennedy ont été tirés le 22 novembre 1963.
Selon la même source, cette fenêtre et son encadrement étaient restés en possession des propriétaires du bâtiment qui les avaient prêtés à un musée pendant dix ans.
Le vendeur offrait avec cette enchère un livret relié de cuir avec tous les documents et contrats officiels pour attester de l'authenticité de la fenêtre et de son encadrement.

vendredi 9 février 2007

Coulisses et non-dits du débarquement de juin 1944

Paris, 9 février

Voilà un livre qui va faire du bruit. Les coulisses et les non-dits du débarquement allié en Normandie du 6 juin 1944 racontés par un historien français. Dans cet ouvrage l’auteur met à mal quelques mythes et légendes de la plus grande opération amphibie de l'histoire.

Dans son "Histoire du débarquement en Normandie", Olivier Wieviorka, qui est professeur d'histoire contemporaine et auteur de plusieurs ouvrages sur la Résistance, aborde des épisodes jusque là inconnus à partir de sources inédites pour l'essentiel, américaines et britanniques. Le lecteur découvre que, durant la bataille de Normandie, des centaines de soldats alliés se mutilèrent, se suicidèrent ou désertèrent et que des milliers d'autres souffrirent de troubles psychiatriques en raison des pertes élevées et de la dureté des combats. Malgré le grand nombre de psychonévroses déjà constatées et soignées lors de la campagne d'Italie, le haut commandement allié, écrit Olivier Wieviorka, "fut étonné et désarçonné par l'ampleur du phénomène". Mais les chefs militaires américains, "au lieu d'attribuer le phénomène à un relâchement de la discipline ou à une honteuse pusillanimité, le prirent au sérieux et le traitèrent comme une maladie".
Ce livre révèle également que le haut commandement anglo-américain a choisi la 2e Division blindée (DB) du général Leclerc pour libérer Paris, non seulement parce qu'elle était disponible mais surtout parce qu'elle était majoritairement composée de troupes blanches, contrairement à la 1ère DFL (Division française libre) de l'Armée d'Afrique composée de soldats des colonies françaises. Dans une note du 28 janvier 1944, le général américain Walter Bedell-Smith écrit crûment: "Il est hautement désirable que la division soit composée de personnels blancs ce qui désignerait le 2e DB, qui avec seulement un quart de personnels indigènes, est la seule division qui pourrait être rendue blanche à 100%".Le général de Gaulle lui-même approuva la position du haut commandement allié: "Nos divisions d'infanterie comprennent de nombreux indigènes et les Anglais feraient opposition à leur présence".