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vendredi 25 mai 2007

Des crabes romains à l'abri depuis 3000 ans

Rome, 25 mai

En plein cœur de Rome, sous l'antique Forum de Trajan, une colonie de centaines de crabes d'eau douce prospère en toute tranquillité dans les canaux construits par les Etrusques, et s'ils n'ont été découverts qu'en 1997, leur présence pourrait bien remonter à 3.000 ans. Il y a 10 ans, le chercheur Massimiliano Scalici, alors étudiant en zoologie, décide de sécher les cours de la fac et part ses promener avec un de ses collègues dans l'amphithéâtre de Trajan, le plus grand des forums impériaux romains construit en l'an 113 de notre ère, lorsqu'en retournant une pierre ils tombent sur un étrange petit crabe à la carapace brune.
En compagnie d'une équipe de chercheurs en anatomie comparée de l'Université
de Rome III, ils découvrent peu à peu une colonie entière de "Potamon fluviatile", des crabes d'eau douce dont la présence incongrue dans une grande ville n'avait jamais été répertoriée. Les chercheurs pensent qu'ils sont environ un millier. Et s'ils sont aussi nombreux, c'est aussi parce qu'ils ont très peu de prédateurs, les chats ne s'y intéressent pas et les mouettes ne viennent pas la nuit car le site est éclairé en permanence.
Les premiers résultats de l'étude génétique que nous avons lancée montrent que les gènes des crabes de Trajan sont très proches de ceux des crabes d'eau douce grecs. Il est donc fort probable qu'ils aient été introduits par les Grecs il y a 2.500 ou 3.000 ans, et donc qu'ils étaient là avant même la fondation de Rome en 753 av JC. Si dans leur milieu naturel,rivières et torrents , la carapace des crabes d'eau douce mesure en moyenne 5 centimètres de long, celle des individus découverts à Trajan peut dépasser les 8 cm.
Le gigantisme est une des réponses des animaux à l'isolement, c'est un phénomène qui nécessite de très longues années. Le Forum de Trajan est évidemment très différent de l'environnement dans lequel les crabes ont l'habitude d'évoluer, et ils ont fait preuve ici d'une extraordinaire adaptation.
Les crabes romains ont également une durée de vie de 15 ans, contre une moyenne de 10 à 12 ans dans la nature. S'ils se nourrissent d'algues, de larves d'insectes et d'escargots, les crabes, omnivores, ont aussi été vus manger des mégots de cigarettes ou le polystyrène des emballages de fast-food.

jeudi 24 mai 2007

Les dinosaures savaient nager

Paris, 24 mai

Les dinosaures étaient bel et bien capables de nager, voilà la réponse à une question fondamentale concernant le comportement de ces reptiles du fond des âges.
Les chercheurs dirigés par l'Espagnol Rubén Ezquerra, de la Fundación Patrimonio Paleontológico de La Rioja, basent leur conclusion sur la découverte, dans des sédiments du bassin de Cameros dans le nord de l'Espagne du Crétacé inférieur (vieux de 125 millions d'années environ), d'une piste rectiligne de 15 mètres de long formée d'une succession de 12 empreintes.
Ces empreintes sont de longues stries préservées dans un grès fin du delta de l'ancien lac de Cameros et correspondent aux traces d'une séquence de natation. Pour les scientifiques, cette piste constitue la première preuve directe sur la capacité de ces dinosaures à nager de manière efficace. Il s'agit de six paires d'empreintes asymétriques comprenant deux à trois coups de griffes de 50 à 60 centimètres de long et de 15 centimètres de large et provenant de coups de pattes espacés de deux mètres et demi environ.
La reconstruction du paléo-environnement du site de La Virgen del Campo indique que l'animal a évolué dans une eau de quelque trois mètres de profondeur, argument supplémentaire en faveur de l'hypothèse de natation. La lecture des traces révèle une technique de nage impliquant les mouvements alternatifs de membres postérieurs, donc un peu celle des oiseaux aquatiques aux pattes palmées, voire celle de l'homme, avec ses pieds, ce qui correspond en l'occurrence à un dinosaure théropode, un bipède.
Mais l'animal semble impossible à identifier, mais il pourrait s’agir compte tenu du lieu et de l'âge de la découverte, d'un allosaure. C'est-à-dire d’un dinosaure dont le plus grand représentant dépassait dix mètres de long et trois mètres de haut. Leurs dents acérées montrent qu'il était un redoutable carnivore. Jusqu'ici, seules quelques empreintes de dinosaures sauropodes (quadrupèdes et herbivores) laissées sous l'eau avaient été décrites, mais il s'agissait de pas et non d'une nage.

dimanche 20 mai 2007

Un gigantesque trésor trouvé dans une épave au fond de l'Atlantique

Miami, 20 mai

Plusieurs tonnes de pièces d'or et d'argent trouvées au fond de l'Atlantique dans une épave pourraient constituer le plus gros trésor maritime jamais retrouvé. L’équipe américaine qui l’a trouvé garde jalousement le secret sur les circonstances de la découverte.
Le butin : plus de 500.000 pièces d'argent pesant quelque 17 tonnes, des centaines de pièces d'or et de l'or travaillé retrouvés par la société Odyssey Marine Exploration dans un navire de la période coloniale, baptisé Cygne noir, et remontant au moins au XVIIIème siècle, sur un site non précisé au-delà des eaux territoriales de tout pays.
On estime que cette découverte représente la plus grande collection de pièces jamais récupérée dans une épave.
La plupart des premières 6.000 pièces d'argent retrouvées sont en très bon état. Ce qui constitue une bonne surprise.
Les pièces d'argent pourraient être mises à prix entre quelques centaines de dollars et 4.000 dollars chacune.
Des relevés très complets du site de la découverte sont actuellement en cours. Une exploitation médiatique de la découverte est également prévue, des discussions étant en cours en vue de la vente de droits pour la production de films et de livres. Le Cygne noir va devenir l'une des épaves les plus médiatisées de l'Histoire, et l’équipe est en train de choisir des partenaires médiatiques qui puissent aider à raconter l'histoire de ce fantastique projet. La société Odyssey a déjà à son actif la découverte de l'épave du navire SS Republic, coulé au large des côtes américaines en 1865, qui recelait quelque 65.000 objets, y compris quelque 50.000 pièces d'une valeur de plus de 75 millions dollars. Odyssey participe également aux recherches pour retrouver le HMS Sussex, un navire de guerre ayant sombré en 1694 en Méditerranée, au large de Gibraltar.

mercredi 25 avril 2007

Découverte d'une nouvelle planète habitable

Paris, 25 avril

Une planète "de type terrestre habitable", capable d'abriter une vie extra-terrestre, a été détectée pour la première fois par une équipe d'astronomes dans un système planétaire extra-solaire. Cette exoplanète, qui orbite autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) à 20,5 années-lumière de notre planète, est la première et la plus légère des quelque 200 connues à ce jour à posséder à la fois une surface solide ou liquide et une température proche de celle de la Terre. Elle rassemble donc les caractéristiques permettant d'imaginer l'existence
d'une éventuelle vie extra-terrestre. La température moyenne de cette super Terre, est comprise entre 0 et 40 degrés Celsius, ce qui autorise la présence d'eau liquide à sa surface.
Son rayon serait 1,5 fois celui de la Terre, ce qui indiquerait soit une constitution rocheuse (comme pour la Terre), soit une surface couverte d'océans. La gravité à sa surface est 2,2 fois celle à la surface de la Terre, et sa masse très faible (5 fois celle de la Terre).
En raison de sa température et de sa relative proximité (de la Terre), cette planète va devenir très probablement une cible très importante des futures missions spatiales consacrées à la vie extra-terrestre.

samedi 21 avril 2007

Survol de la banquise en dirigeable

Paris, 21 avril

Survoler la banquise en dirigeable : c’est le projet de l'explorateur français Jean-Louis Etienne qui conduit la première étape de son expédition de survol au printemps 2008.
Arrivée sur place le 13 avril, l’équipe de Jean Louis Etienne de 12 personnes, qui réalise ses premières mesures d'étalonnage a subi au cours des premiers jours les assauts du blizzard et a vu la piste d'atterrissage de la base se fissurer juste après la livraison des quelque 25 tonnes de matériel nécessaire. "Total Pole Airship", qui se déroulera en avril-mai 2008, s'inscrit dans l'Année polaire internationale (API, 2007-2008) et devrait permettre de préciser l'évolution de la banquise arctique, victime du réchauffement climatique. Le coût de l'opération, qui a plusieurs partenaires français et étrangers dont le groupe pétrolier Total, est estimé à 4,5 millions d'euros sur trois ans, en dehors du coût du dirigeable lui-même (environ 3,5 millions de dollars), un appareil AU30 de la compagnie russe RosAeroSystems.
Le dirigeable, qui traversera l'Arctique à une vitesse de 40 à 50 km/h et à une hauteur de 50 m au-dessus de la glace, enregistrera l'épaisseur de la banquise grâce à un instrument, l'EM-Bird ("Oiseau électro magnétique"), capable de calculer la hauteur de la glace à la surface et sous l'eau.
Jean-Louis Etienne affine la précision de cet oiseau électro magnétique, il comparera ses mesures d'un "échantillon de banquise" à celles recueillies en surface par un géomètre, et dans l'eau par des plongeurs. Il a ainsi sélectionné une parcelle de banquise d'une centaine de mètres le long sur 60 de large, traversée par une crête de compression, relief formé par le choc entre deux plaques de banquise, comme des montagnes sur un continent.
Les plongeurs ont effectué leurs premières missions dans une eau à -1.8°C, sidérés par la beauté et la pureté absolue de l'eau, d'une limpidité infinie, et rapportant le sentiment d'un voyage dans le cosmos. Ces observations sous et sur la banquise permettront d'en réaliser une image en 3D. La parcelle sera alors survolée par un hélicoptère transportant l'EM-Bird, dont les mesures seront comparées à celles réalisées sur le terrain. Cet appareil a déjà permis une autre manipulation, a précisé Jean-Louis Etienne : la mesure de l'épaisseur des glaces sur une partie de la distance pôle - côtes du Canada. "Techniquement, cela s'est parfaitement bien passé", a déclaré l'explorateur français. L'épaisseur moyenne mesurée était de 2,3 m et les résultats préliminaires montrent qu'il s'agissait "tout au long d'une glace de deux ans d'âge", selon l'équipe de "Total Pole Airship".


lundi 19 mars 2007

Vastes quantités de glace d'eau pure sous le pôle sud de Mars

Washington 19 mars

De vastes quantités de glace d'eau pure ont été détectées sous le pôle sud de Mars par des instruments de la sonde européenne Mars Express. Bien que la composition exacte de ces couches de glace soit encore inconnue, on pense qu'il s'agit probablement d'eau gelée qui représente le plus grand réservoir d'eau de la planète découvert à ce jour. Les scientifiques à l’origine de la découverte ont eu recourt aux techniques généralement utilisées sur la Terre pour étudier les couches de glace des calottes glacières et l'intérieur des glaciers.
La technique est éprouvée : il s'agit dans le cas de Mars du radar appelé "Marsis" (Mars Advanced Radar for Subsurface and Ionospheric Sounding), qui dans ce cas a pénétré à 3,7 km à l'intérieur du sol martien. Si ces glaces fondaient complètement, l'eau recouvrirait toute la planète Rouge avec une profondeur de onze mètres. En novembre 2005, les mêmes instruments de Mars Express avaient détecté pour la première fois de la glace d'eau souterraine au Pôle nord de Mars. La plupart des scientifiques sont désormais d'accord pour dire que Mars, qui s'est formée comme la Terre il y a quelque 4,6 milliards d'années, a été très humide à un moment donné de son histoire. Plus récemment une sonde de la Nasa a transmis des photographies montrant l'apparition, ces dernières années de deux petites ravines dans un cratère qui laissent penser que l'eau pourrait encore couler aujourd'hui sur la planète rouge mais cette thèse est l'objet d'un débat parmi les scientifiques.

mercredi 14 mars 2007

Des mers de méthane ou d'éthane détectées sur Titan

Washington, 14 mars

Plusieurs mers probablement de méthane ou d'éthane liquide ont été détectées sur Titan, la plus grosse lune de Saturne, par les instruments de la sonde américaine Cassini. Les instruments à bord de Cassini ont détecté pour la première fois l'existence de mers sur Titan. Les radars ont mis en évidence plusieurs zones très sombres près du pôle nord de Titan ayant les caractéristiques de vastes étendues liquides similaires aux mers sur la Terre.
La plus grande de ces étendues a une superficie d'au moins 100.000 km2 (+ de 3 fois plus grande que la Belgique). Il s'agit d'une estimation minimale des superficies puisque le radar n'a saisi qu'une partie de ces zones. Bien qu'il n'y ait pas de preuve définitive que ces zones sont de vastes étendues liquides, leur forme, leur apparence très sombre et plate sur le radar ainsi que d'autres caractéristiques, indiquent la présence de liquides, selon les scientifiques chargés de Cassini. Il s'agit probablement d'une combinaison de méthane et d'éthane étant donné l'abondance de ces gaz sous forme de nuages dans l'atmosphère de Titan.
Titan a toujours attiré la curiosité. Elle est la seconde plus grande lune du système solaire avec une taille d'environ 50% supérieure à la Lune de la Terre. Lancée en 1997, Cassini-Huygens est la première mission spatiale consacrée à l'exploration de Saturne. Elle est menée par la Nasa, qui a réalisé le module orbital Cassini, et l'Agence spatiale européenne (ESA), fournisseur de la sonde Huygens. Le vaisseau spatial s'est inséré en orbite de Saturne le 1er juillet 2004 après un périple de sept ans et de 3,5 milliards de kilomètres.

mardi 27 février 2007

Découverte controversée du tombeau de Jésus

New York, 26 février


Un documentaire produit par le réalisateur de "Titanic", James Cameron, affirme que Jésus est enterré en Israël au côté de Marie-Madeleine avec qui il aurait eu un fils, une thèse qui a aussitôt déclenché une polémique.
Dans le documentaire "Le tombeau perdu de Jésus", le réalisateur Israélien Simcha Jacobovici, cherche à prouver que le tombeau, découvert dès 1980, se trouve à Talpiot, un quartier de Jérusalem, et que des analyses permettent d'affirmer qu'il aurait renfermé le corps de Jésus mais aussi de sa compagne et de leur fils, prénommé Judas.
James Camron en tant que documentariste dit chercher la vérité et évoque la présence de "preuves tangibles et inédites" de l'existence physique de Jésus.
Le film pourrait en tout cas bien redéclencher une controverse à la "Da Vinci Code", qui lui aussi insistait sur le caractère très "terrestre" de Jésus, même si Cameron se défend de toute volonté polémique.
Le film, qui sera diffusé le 4 mars sur la chaîne câblée Discovery Channel, s'appuie sur la présence de plusieurs noms hébreux inscrits sur les cercueils du tombeau: Yehoshoua Ben Yossef (Jésus fils de Joseph), Yéhouda Bar Yehoshoua (Judah fils de Jésus), Marthe et Myriam (Marie). L'ADN du contenu des ossuaires "Jésus fils de Joseph" et "Mariamene e Mara" a aussi montré que ces deux personnes n'avaient pas de lien sanguin. Comme la présence dans le même tombeau suggère un lien familial, le film avance que Jésus et Marie-Madeleine ont pu former un couple.
Le documentaire s'appuie aussi sur un modèle statistique pour contourner l'argument de la fréquence de ces noms à l'époque : étudiant la probabilité de trouver tous ces noms ensemble, Andrey Feuerverger, professeur de mathématiques à l'Université de Toronto, conclut que la probabilité est de 600 contre 1 que le tombeau de Talpiot est bien celui de Jésus. Pourtant la théorie est déjà contestée par d'autres, comme Amos Kloner, éminent archéologue israélien, pour qui le documentaire n'apporte "pas de preuve scientifique". "C'est un tombeau juif du premier siècle après J.C.".
"Les noms visibles sur six des ossuaires sont très intéressants, car ils rappellent ceux des principaux personnages du Nouveau Testament. Mais qui dit que Marie est Madeleine et que Judas est le fils de Jésus? Cela ne peut être prouvé".
Selon M. Kloner, sur les 900 tombeaux retrouvés autour de la vieille ville de Jérusalem et datant de la période du Second Temple, le nom de Jésus revient 71 fois - bien que sans la mention "Jésus fils de Joseph".
L'Autorité des antiquités israéliennes a pour sa part refusé de commenter, bien qu'en 1996 un porte-parole ait évalué à "proche de zéro" la probabilité que la tombe de Talpiot soit celle de Jésus.
En attendant, des organisations chrétiennes n'ont pas tardé à faire connaître leur mécontentement. Le pasteur Rob Schenck, président du Conseil national du Clergé, a dénoncé lundi "une fiction hollywoodienne déguisée en fait scientifique". "Depuis des années, Hollywood attaque le christianisme", regrette-t-il, citant le précédent du "Da Vinci Code". "En affirmant que les restes de Jésus sont redevenus poussière, avec ceux de membres de sa famille, le cinéaste hollywoodien nie la divinité du fils de Dieu et sa victoire sur la mort. Cameron veut clairement planter un pieu dans le cœur du christianisme". Pour les Eglises catholique et orthodoxe, la tombe du Christ se trouve sous l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, tandis que les protestants la situent plus au nord, hors des murs de la vielle ville.